lundi 2 mars 2009

And the winner is...

C’est en cette période d’Oscar, de César, de Victoires de la musique que l’information est arrivée. Malheureusement, je ne serai pas le grand gagnant du prix du Polar VSD.
La nouvelle vient de tomber sur mon téléscripteur perso !
Grosse, grosse déception.
Je n’aurais pas non plus le « coup de poing » de Frédéric Beigbeder. Ca fait mal (sans jeu de mots !), même si je ne m’attendais pas à avoir ce dernier. Ce deuxième prix était indépendant des notes obtenues. Beigbeder, voulait un ouvrage « radical, bizarre, malsain, angoissant, imparfait, bancal, étrange », alors que mon roman est dans la demi-teinte, la retenue.
D’ailleurs, je me demande encore si c’est un roman policier.
Non, ce qui m’affecte le plus, c’est d’être passé à côté du premier prix. J’avoue que j’y ai cru. J’ai reçu les notes et les commentaires des membres du jury et dans leur grande majorité, ils étaient excellents.
Tous sauf un !
Comme dans une course olympique, la victoire s’est jouée à quelques dixièmes de point ! C’est rageant !
Rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi : les jurés donnent deux notes, la première reflète l’appréciation d’ensemble sur le roman, la seconde juge le style littéraire. Les membres du jury font ensuite divers commentaires, critiques et propositions d’amélioration.
Les notes sont portées sur 10.
J’ai donc eu 7,97/10 en note d’appréciation générale et 7,70/10 en note de style (on se croirait à l’école primaire ou à une épreuve de patinage artistique), soit une moyenne générale de 7,83/10. Un membre du jury n’a pas aimé mon roman. C’est son droit. Il m’a généreusement mis une note de 3/10 en appréciation générale et de 2/10 en style. Voilà qui plombe méchamment une moyenne !
Si, comme je l’ai déjà dis, je comprends parfaitement qu’on puisse ne pas aimer mon roman, je reste perplexe sur la note qu’il a réservée à mon style. A croire que j’en suis totalement dépourvu.
En effet, abstraction faite de cette note calamiteuse, ma moyenne en la matière est de 8,10/10. Alors comment expliquer un tel écart de 1 à 4 avec les autres lecteurs ? Je veux bien reconnaître, comme il l’a fait observer, l’existence de fautes d’orthographes (Bouh, le vilain !) et de certaines tournures stéréotypées (parce que le genre ne l’est pas, peut-être ?), mais cela justifie-t-il une telle différence ?
Ou alors le fait de ne pas avoir apprécié mon roman, a-t-il rejailli sur la note de style ? On n’agit pas autrement lorsqu’on veut flinguer quelqu’un ! (Mais, après tout, il est sans doute naturel de flinguer dans un concours de Polars)
Bon, on ne peut pas refaire la bataille et le résultat est là.
« C’est le jeu ! », m’a dit mon éditeur qui sait les mots qui apaisent.
Le nom des heureux gagnants demeure secret jusqu’au 12 mars prochain. C’est bientôt.
Je leur dis d’ores et déjà bravo et profitez bien de votre chance. Un bonheur pareil ça n’arrive qu’une fois !

Quel avenir pour mon roman maintenant ?
Comme il était finaliste du prix du Polar VSD et grâce à mes notes, mon roman bascule automatiquement dans le concours « Prix Femme Actuelle du roman de l’été ». Une nouvelle opportunité à laquelle je ne crois pas trop, car le concours est ouvert à tous les genres et le nombre de manuscrits soumis est encore plus élevé. Enfin, on verra bien. Je vous tiendrai au courant.
Plus probablement mon roman sortira après la vague des concours, au quatrième trimestre 2009.
C’est maintenant le front haut et drapé dans ma dignité, que j’adresse aux autres membres du comité de lecture et plus particulièrement à mesdames Daisy B, Laeticia G, Marion C, Anne-Laure D, Aline H (que des femmes ! Cool !) mes plus sincères remerciements. Merci d’avoir aimé mon roman. Merci pour vos commentaires élogieux qui ont révélé que j’avais réussi à faire bien plus que vous intéresser : vous enthousiasmer ! C’est pour ça que j’écris. Pour éveiller ce genre de sentiments chez le lecteur et donner à d’autres un peu des émotions que j’ai moi-même éprouvées lors de mes lectures.
Je sais, c’est facile à dire lorsqu’on n’a pas remporté le trophée, mais c’est, je crois, le plus bel hommage que l’on pouvait me faire. Grâce à vous, je sais que je n’ai pas perdu mon temps !
Fondu au noir.

1 commentaire:

  1. Je suis triste et déçu pour toi, courage. Que surtout cela ne te mine pas. ça a tenu à 3 fois rien.
    Cyril

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