lundi 25 mai 2009

"Echo"

Je crois l’avoir déjà dit, j’adore écrire des nouvelles. C’est un format qui me convient et qui s’adapte parfaitement à mon humeur versatile - un jour triste et l’autre gaie – tandis que l’écriture d’un roman demande nécessairement une humeur (et donc un style) plus constant.
Il m’est souvent arrivé de commencer un récit à partir d’une simple ambiance ou d’un sentiment, sans savoir où cela allait me mener. Ca me joue des tours car, écrivant au fil de l’inspiration, j’ai parfois du mal à conclure de façon décisive. Or la chute est un élément capital de la nouvelle. Une chute inattendue sauve une nouvelle médiocre, alors qu’une chute « molle » va ternir l’impression laissée par un bon récit.
Ce mois-ci, Ananke (http://ananke.sombres-rets.fr/index.php?/fanzine/2-ananke-n2) publie deux nouvelles de votre serviteur, très différentes l’une de l’autre - « Echo » et « Le Prédateur » - pourtant écrites à la même période.
Toutes deux reflètent mon état d’esprit de l’époque.
« Echo », magnifiquement illustré par mon ami d’écriture Cyril Carau, qui sans jamais avoir rencontré mon héroïne l’a pourtant fort bien croqué de son trait fin et précis, est un récit nostalgique inspiré de mes navettes maritimes en Martinique.
Car « Chloé » existe. Oh, pas sous ce nom, ni sous cette forme, mais elle existe. Quant à l’homme, j’ai probablement quelques ressemblances avec lui. Mais ce sont l’une et l’autre des projections. On construit avec les matériaux qu’on a à notre disposition, n’est-ce pas ?
Je voulais écrire une histoire à la manière de Ray Bradbury, sur le temps qui passe, sur les rêves enfuis, sur l’amour qui apparaît au moment où on s’y attend le moins. Sur la chance qu’on laisse parfois filer et qui jamais ne revient.
Et comme il y avait cette jeune fille sur le bateau…

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