mercredi 27 mai 2009

"Le Prédateur"

Je vous ai dernièrement parlé d’Echo qui figure ce mois-ci, au sommaire d’Ananke. Une nouvelle douce et nostalgique comme un alize.
La revue publie également « Le Prédateur » un récit, cette fois, sombre et violent comme une bourrasque hivernale. Il y est question d’un homme qui découvre, incidemment, qu’en faisant du mal à autrui, il parvient à trouver la paix et le bonheur personnels.
« Echo » sondait les profondeurs d’un cœur émoussé par la vie. « Le Prédateur » explore, quant à elle, les méandres d’un cerveau malade.
C’était un des thèmes de prédilection de Robert Bloch et cette histoire lui rend en quelque sorte hommage.
J’ai presque du mal à croire que c’est moi qui ai écrit ces deux récits, si diamétralement opposés, à quelques jours d’intervalle. L’un distille des regrets doux amers, l’autre suinte la haine et la colère.
Je suppose que lorsque j’ai écrit « Le Prédateur », je devais être particulièrement remonté contre quelque chose ou quelqu’un. Dieu merci, la plume – ou plus exactement le clavier – s’est substituée au fusil ! L’illustration d’Alain Mathiot est remarquable. Le contraste entre cette femme somptueuse et le tueur dans l’ombre est parfaitement réussi. Son seul défaut, paradoxalement, est d’être trop belle car, par sa beauté, elle magnifie le mal.

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