mercredi 24 juin 2009

carnet de retour au pays natal d'un auteur stéphanois (Episode 2)

Acte 2 : Saint Etienne – vendredi 19 juin – Matin

Ma première séance de dédicaces était donc prévue à la Librairie de Paris, rue Michel Rondet, le vendredi après-midi.
Echaudé par mon expérience avec la Fnac, je m’y précipitais dès potron-minet.
A mon grand soulagement, je découvris une belle vitrine pour annoncer ma venue et, à l’intérieur de la librairie, une table tendue de velours rouge, dressée à mon intention, et couverte de piles d’ouvrages n’attendant plus qu’être dédicacés. (les miens of course !)
Cerise sur le gâteau, l’équipe de M. Vernet, le responsable, m’accueillit avec le sourire et m’assura de son soutien et de sa disponibilité. Voilà qui était rassurant pour la suite des évènements !
C’est donc tout à fait rasseréné que je me précipitais ensuite à la Fnac où je fus accueilli par l’ineffable M. X.
Le cher homme me fit alors part de son dernier éclair de génie pour apporter une solution à notre petit problème de livres : en économiste accompli, il avait décidé de réguler la demande en restreignant l’offre. Traduction : il suffisait d’enlever mes livres des rayons, afin que je puisse en avoir davantage à dédicacer samedi. Fallait y penser, non ? Abasourdi par tant de ressources, je finis par l’informer que j’avais, de mon côté, réussi à ramener 18 exemplaires de mon bouquin de Paris.
« Parfait ! » s’exclama-t-il comme si c’était habituel que les auteurs débarquent avec leurs livres sous le bras.
Que rajouter de plus, hein ? Parfois le silence est la meilleure des réponses.
Avant de quitter les lieux, je fis quand même un petit tour du propriétaire pour m’assurer que la maigre pile de « Fantômes de la Panassa » était toujours en place. Elle y était fort heureusement et, plantée juste devant, se trouvait une jeune femme lisant la 4ème de couverture du dernier roman de John Grisham.
Sans hésiter, je l’abordais et lui conseillais d’acheter plutôt le premier roman d’un jeune auteur stéphanois prometteur. Elle me coula d’abord un long regard dubitatif. Mais, lorsque je lui indiquais que l’auteur en question c’était moi, je vis son expression devenir plus attentive et bienveillante.
Quelques minutes plus tard, convaincue par mes envolées lyriques, elle repartait avec un exemplaire dédicacé de mon bouquin sous le bras !
Belle mise en jambes n’est-ce pas ?
C'est ainsi qu'à 11h05, n’en déplaise à M. X, il ne restait plus que 7 exemplaires des « Fantômes… » à la Fnac !

A suivre…

2 commentaires:

  1. Je vois que ça s'est bien passé finalement... Tu as vu comme c'est sympa de rencontrer des gens qui viennent acheter ton ouvrage, einh ! ;-)
    Je croise les doigts pour qu'il y en ait de plus en plus pour toi...
    Cyril

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  2. Ah ça ! c'est plutôt une sale manie d'éditeur que de couper une histoire en trois morceaux et de nous faire trépigner avant la chute ^^

    N'empêche j'ai déjà bien ri... à tes dépends LOL
    J'espère quand même que ça se sera bien passé, j'ai plus qu'à revenir te visiter pour le savoir...

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