vendredi 7 août 2009

"Un plan presque parfait"

Vous en souvenez-vous ? C’était en mars dernier. Je venais d’apprendre que mon roman ne serait pas lauréat du prix VSD du polar. Dur.
N’ayons pas peur des mots, j’étais…. détruit, démoralisé.
En attendant, sans y croire, des nouvelles du prix du roman de l’été Femme Actuelle 2009, j’avais adressé ici et là quelques textes à des revues. L’éternelle quête du jeune auteur amateur….
Parmi celles-ci, il y avait Black Mamba.
Black Mamba…
Vous le savez, entre BM et moi c’est une longue histoire d’amour. Une belle histoire d’amour. Une rencontre entre le rêve d’un écrivain et celui d’un éditeur. Entre deux passionnés réalistes. Pourquoi « réalistes » ? Parce que l’un comme l’autre nous croyons au talent certes, mais au travail surtout. A l’opiniâtreté. Parce que nous savons que les projets ne se nourrissent pas uniquement de rêves, mais aussi d’acharnement. On pourrait appeler ça la… lucidité créative.
J’avais adressé à la revue plusieurs textes. Du polar essentiellement et aussi un ou deux textes d’horreur.
Finalement, c’est « Un plan presque parfait » qui a été retenu.
Le titre initial était plus explicite, mais il révélait immédiatement le thème de l’histoire et j’ai donc j’ai du l’abandonner. Le choix d’un bon titre…. Voilà un beau sujet de post. Une autre fois peut-être…
« Un plan presque parfait » est une histoire que j’aime bien (je les aime toutes, sinon je ne me serais pas emm... à les corriger et puis ce sont mes enfants.) Je ne sais plus exactement comment m’en était venue l’idée. En lisant de vieilles revues policière telles que Alfred Hitchcock’s Magazine ou Ellery Queen’s Mystery Magazine ou Polar, je crois.
Ce que j’aime dans les nouvelles de cette époque (je parle là des années 50 et 60) c’est l’innocence qui les caractérisait. On n’était pas nécessairement dans le glauque et l’outrageant. La surenchère. Les meurtriers n’étaient pas toujours des génies déments et incroyablement sadiques. Les crimes n’étaient pas obligatoirement des orgies sanglantes. Il y avait des codes à cette époque. La censure aussi. On ne pouvait pas écrire n’importe quoi. Les textes y gagnaient en malice et subtilité. En humour aussi. Lire des histoires policières des années d’après guerre c’est infiniment rafraîchissant. Un peu désuet certes, mais revigorant. Comme un petit Dubonnet au comptoir ! Et c’est la même chose pour la SF et le fantastique. Ca fait du bien. Ca désaltère. On lit ça le sourire aux lèvres.
Mouais, eh bien, je voulais écrire une histoire dans ce style. A contre-temps. Légère et amusante. Pas un texte marquant dont on se souvient longtemps après (y arriverais-je un jour d’ailleurs ?), mais un récit dont on sort l’esprit léger en se disant « Mince, elle est bien bonne celle-là ! » et qu’on oublie aussitôt après.
Seul subsistant un parfum subtil et agréable.
Je crois que c’est ce ton, qui a plu à Laurent Girardon, le boss de Black Mamba. Ce côté daté. Très Pulp.
Nous avons sans aucun doute le même héritage culturel. La même sous culture populaire.
Merci à lui en tout cas. C’est pour moi un honneur d’être dans les pages de BM.
Je reviendrai dans un autre message sur le sommaire alléchant du numéro 15 et, aussi, sur la petite surprise que m’a concocté ce bougre de Laurent.
Sacré Laurent va !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire