vendredi 18 septembre 2009

Promouvoir son livre : un chemin de croix ?

Promouvoir son livre n'est pas une mince affaire pour un nouvel auteur.
J'ai eu la chance que mon roman "Les Fantômes du Panassa" soit largement distribué dans toute la France, mais quel chemin de croix cela doit-il être pour un jeune auteur qui ne dispose pas d'une diffusion aussi efficace que celle des Nouveaux Auteurs.
J'en veux pour preuve mes essais de démarchages auprès des médias et des libraires.
La réponse la plus fréquente a été : "On vous rappellera..."
Ben, tiens !
Tout n'est pas négatif, loin s'en faut. Ici et là, il y a bien quelques personnes compréhensives qui se déclarent prêtes à aider un auteur débutant, mais pour quelques sourires, combien de grimaces !
Récemment encore j'ai pris mon bâton de pèlerin pour pousser quelques portes. Eh bien, ne croyez pas que les petites enseignes m'ont réservé un meilleur accueil que les grandes surfaces. Curieusement, c'est même dans un supermarché que j'ai rencontré le plus d'écoute.
Les librairies de mon quartier ont porté un regard froid, ou tout au plus indifférent, sur cet auteur inconnu qui osait se salir les mains à présenter son livre. Quelle indignité !
C'est tellement plus simple (et moins risqué) de mettre en vitrine les grands noms de la rentrée littéraire. De disposer, partout, des livres qui seront nécessairement des succès.
« Les libraires sont des commerçants comme les autres. » m’a d’ailleurs soufflé un client qui n’avait rien perdu de ma malheureuse tentative. « Donnez-leur des pommes et des poires à vendre et ils se feront épiciers ! »
Un homme lucide !
Pourtant, en tant que lecteur, pourquoi va-t-on chez un libraire de quartier, si ce n'est pour y trouver conseil ? Pour y glaner, justement, ce qu'on ne trouve pas en grandes surfaces ?
Les jeunes auteurs, publiés par de petites maisons d'édition, méritent bien qu'on leur accorde un peu d'attention. Ce sont eux que l'on retrouve dans les petits salons spécialisés des littératures de genre, ce sont eux qui se démènent pour se faire connaître sur les forums...
Ce n'est pas un acte naturel de promouvoir son livre. Ca demande un effort. C'est bien simple, au terme de quatre visites chez des libraires, j'étais crevé, lessivé ! Et démoralisé !
Écrire un livre est déjà un exploit. Être publié, en est un autre. Alors, chers libraires, un peu d'empathie, s'il vous plait (à défaut de sympathie) !
Je ne voudrais pas conclure ce message sur une note trop amère.
Comme je l'ai dit, on trouve fort heureusement des gens compréhensifs. J'en profite donc, puisque je ne l’avais pas encore fait, pour remercier tous ceux et celles qui m'ont gentiment écouté et épaulé depuis le début de l'aventure des « Fantômes du Panassa », en vrac : la revue Point d'Appui d'Issy les Moulineaux, la revue de la Mgefi, Black Mamba, Outremonde et Ananke, Reflets d'Ombre, les éditions Duriez, Auchan 3 Moulins, la Librairie de Paris à Saint-Etienne, La Gazette de la Loire, Zoom 42.fr, (j'en oublie certainement !) et, bien sûr et surtout, tous les lecteurs et lectrices qui ont parlé en bien (ou en mal, car c'est là la preuve qu'il existe !) de mon bouquin !

7 commentaires:

  1. Ah, que c'est compliqué, la rencontre avec la gloire!!!
    Courage cependant et essaie de profiter au mieux de cette fabuleuse aventure que tu pourras raconter à tes petits enfants au coin su feu (blog à l'appui, en cas de défaillance sénile....)

    Véro

    RépondreSupprimer
  2. Cher ami, tu viens de décrire une partie de mon quotidien quand je me lance dans la distribution des ouvrages de Sombres Rets en librairie, mais heureusement qu'il arrive qu'on rencontre des gens à l'esprit ouvert.
    Sinon sur OutreMonde on vient d'ouvrir une section critique de livres... je m'attelle bientôt à celle des "Fantômes du Panassa" ;-)
    Amitiés,
    Cyril

    RépondreSupprimer
  3. Ecrire, éditer, diffuser… trois métiers différents.
    C’est un pari presque impossible à relever que de réunir les trois sous une même tête. Pourtant Pierre Grimbert et ses éditions Octobre semble y parvenir. Alors pourquoi pas ? Tu as l’envie, l’énergie, la passion, le soutien de tes amis et, plus important que tout : l’amour indéfectible de ta muse !
    Longue vie aux Editions Sombres Rets !

    RépondreSupprimer
  4. Y'aura plus de livres, malheureuse ! Rien que la réalité virtuelle.
    Un feu de cheminée? Tu n'y penses pas ! Brûler du bois sera considéré comme un crime capital !
    Quant à mes petits enfants... ils s'en foutront royalement !
    (et auront bien raison !)

    RépondreSupprimer
  5. Merci :-)

    Et voilà, la critique des "fantômes..." est en ligne : http://outremonde.fr/index.php?/critiques/3-les-fantomes-du-panassa-de-yves-daniel-crouzet

    RépondreSupprimer
  6. Il est vrai que la promotion d'un livre est vraiment une action longue et difficile et peut-être encore plus pour les auteurs éditeur numérique,j'ai écris un recueil "l'âme de mes pensées"et j'ai vraiment beaucoup de mal à le promouvoir et pourtant je suis tous les jours sur le net et je vais sur quasiment tous les sites qui se consacre à la littérature,je ne sais plus quoi faire!!!

    RépondreSupprimer
  7. Il n'y a malheureuseùent pas de recettes... La participation aux salons est aussi un bon moyen de se faire connaître. Avez-vous un site ?

    RépondreSupprimer