dimanche 27 décembre 2009

Non loin de la Cité du Design de Saint Etienne…

Dernière séance de dédicaces de l’année.
Le lieu : un « simple » relais presse situé non loin de la Cité du Design à Saint Etienne. Le nom et l'adresse : MagPresse - 3, rue E Charpentier. Petite rue. Quartier paisible.
Un relais presse…, vous savez cet endroit où l’on vend aussi bien des journaux, des bandes dessinées, des fournitures scolaires, des cartes postales, des tickets de loterie, de petits jouets, des stylos, des piles de montres, des pochettes surprises, des babioles « made in China » et aussi… quelques livres.
Un lieu improbable pour une séance de dédicaces, n’est-ce pas ?
Sauf que là… eh bien, c’était tout bonnement exceptionnel et mémorable !
Je n’avais vu Georges Fulchiron, le patron du relais, que quelques minutes lors de la fête du livre de Saint Etienne en octobre dernier. C’est là, dans l’enthousiasme du moment, que nous avions programmé cette séance de dédicaces.
Rendez-vous était donné à dix heures trente.
J’arrivais en avance comme tout inquiet qui se respecte. Le vent sec et glacial me poussait dans le dos, le ciel dégagé me souriait. Bons augures. A l’intérieur de la petite boutique une foule d’habitués se pressait.
Après une brève poignée de mains entre deux clients, Georges m’installa non loin de lui derrière le comptoir. J’eus à peine le temps de poser mon manteau que déjà un lecteur me tendait son exemplaire des « Fantômes du Panassa ».
Les mains encore roides de froid (- 5° quand même à Sainté !) je gribouillais une dédicace maladroite. Ma main se réchauffa vite : pendant près de trois heures, ce fut un incessant défilé de lecteurs. Anciens et nouveaux. Georges dut même mettre à disposition des plus fatigués des chaises tant la file était longue. Et comme je suis bavard, et comme les stéphanois sont bavards, chaque dédicace était l’occasion d’échanges de souvenirs, d’impressions, de commentaires.
Certains, n’ayant pu se libérer, avaient acheté le livre les jours précédents et laissé à Georges leur exemplaire. Une pile de « Fantômes… » m’attendait donc sous le comptoir. Je ne pus la dédicacer qu’après la fermeture du relais !
J’ignore combien de « Fantômes… » j’ai signé au total. 40 ? 50 ? Aucune idée ! Tout ce que je sais, c’est qu’à la fin il n’en restait plus.
Certains avaient lu le livre plusieurs fois. Beaucoup l’avaient prêté à leurs proches.
Plusieurs me parlèrent du lieutenant Hakima, l’un de mes personnages.
Voulez-vous que je vous dise ? Eh bien, ma petite beurette a enflammé les esprits, on dirait ! Ce n’est pas la première fois que les lecteurs me parlent d’elle, comme si la belle était un être de chair et de sang. Ils me demandent des détails sur elle. Sur sa vie. Ils aimeraient la voir réapparaître dans un prochain roman. Ils aimeraient savoir si elle et Christophe Chalier se sont trouvés…
C’est vraiment étonnant comme un personnage de papier prend soudain consistance et s’empare de l’imaginaire des lecteurs.
A ceux qui aimeraient la retrouver, je réserve une petite surprise (et même plusieurs !) dans un projet de recueil de nouvelles en attente chez mon éditeur.
Vous ai-je dis que cette dédicace était accompagnée d’un excellent vin chaud offert par le patron ? Un régal par ce temps hivernal !
Vous ai-je dit que Roland Roche nous a fait l’honneur de venir pousser la chanson dans le magasin ? Roland Roche est un artiste au plein sens du terme. Chef de troupe, metteur en scène, comédien, auteur, compositeur, interprète… Nous nous sommes presque croisés en Guyane il y a quelques années. Il y avait monté un atelier théâtral avec des amérindiens. Un personnage que ce Roland dont la voix chaude et grave de baryton basse n’est pas sans rappeler celle de Jean Ferrat. Originaire de Saint Etienne, il a enregistré plusieurs disques reprenant les textes des poètes d’antan. Chansons de la mine, de la Manu. Chansons évoquant les anciens quartiers de Saint Etienne et des environs. Et aussi, bien sûr, la Chanson de Joannès Merlat intitulée « Au Panassa ».
Pendant plus d’une heure il nous régala de superbes chansons. Tout à coup, ce n’était plus un relais presse mais une salle de spectacle où musique et écriture se conjuguaient avec bonheur. Et les clients, un verre à la main, n’hésitaient pas à pousser, eux aussi, la chansonnette !
Exceptionnel, vous dis-je !
Un grand merci à lui ! Je suis sûr qu’on se retrouvera. http://www.roland-roche.com/
Un grand merci à Georges Fulchiron, incroyable enthousiaste débordant d’idées et de projets (dont celui d’une visite guidée de Sainté sur la base de mon livre.)
Et surtout merci aux lecteurs d’avoir aimé mon livre, de s’être passionnés pour les aventures de Christophe Chalier et d’Hakima Messaoudi.
Plusieurs y verraient bien un film.
Un film ?
En cette période de Noël et de vœux, je me prends à rêver !

4 commentaires:

  1. hum ! magique ... féerique ... pétillant ...

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  2. Bravo, ça s'est bien passé !
    J'attends avec impatience le prochain.

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  3. Trop de regrets d'avoir loupé ça!!Même si avec ta façon de raconter, c'est un peu comme si on y était...
    Si tous les libraires étaient comme Georges Fulchiron, à n'en point douter que ton livre serait dans les bests sellers!
    *Véro

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  4. De l'émotion, de la vraie !
    Comme Véro, dommage ne n'avoir pu partager ce moment avec toi et tous !
    Bruno

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