mercredi 12 mai 2010

Best seller

"Best seller" ma nouvelle policière sort ce mois-ci au Canada dans le numéro de printemps de la revue Alibis http://www.revue-alibis.com/numero/2010/34.htm
Il s'agit d'un texte assez long. (54 000 signes). Pour les lecteurs, ce sera un avant-goût de mon recueil à venir (si un jour il sort !).
Ceux qui suivent mon blog connaissent déjà les péripéties qui ont précédé sa publication. Pascale Raud s'est démenée pour qu'elle figure au sommaire de ce numéro 34, je l'en remercie très chaleureusement.
Cette histoire a été écrite à l'automne 2008, peu après mon envoi des "Fantômes du Panassa" aux éditeurs. Je venais passer deux jours dans la belle ville de Nantes à l'occasion du festival international de la science-fiction des Utopiales. Il y avait là des auteurs consacrés tels que Philippe Curval, William Gibson, Laurent Genefort ou Pierre Bordage, d'autres moins connus, des stands de toutes sortes (manga, jeux de rôles, arts plastiques, BD, illustrations...) et un espace librairie où les auteurs dédicaçaient leurs livres. Je me souviens, c'était à l'étage.
Je suis monté en empruntant l'escalier roulant. En haut, j'ai observé les auteurs qui signaient, alignés en rang d'oignons. J'aurais bien voulu être à leur place. Ensuite, je me suis glissé jusqu'au stand des fanzines. Les malheureux avaient été mis à l'écart, dans un couloir chichement éclairé, comme des pestiférés (c'est du moins l'impression que j'ai eue !).
J'ai échangé deux ou trois mots avec eux avant de m'éloigner, un peu triste.
La cour des grands et celle des petits...
Accoudé à la rambarde du premier étage, j'ai observé la foule en contrebas. Au centre du hall, se tenait une conférence. Deux auteurs parlaient de leurs oeuvres, de leur travail, de leurs habitudes d'écrivain. Un petit public d'amateurs les écoutait religieusement. C'est à ce moment-là que l'idée de la nouvelle m'est venue, - une certaine forme de jalousie n'étant d'ailleurs pas étrangère à mon inspiration -, et que je me suis demandé ce que ferait un auteur frustré devant un tel parterre d'auteurs et d'éditeurs.
La graine était plantée. De retour à Paris, je n'ai eu aucun mal à coucher sur le papier mon histoire, inspirée de mon séjour à Nantes.
Avec cet éclairage, la psychanalyse du texte est facile à faire, je crois. Je ne m'y risquerai cependant pas.
Quelques semaines plus tard, je recevais un coup de fil des Nouveaux Auteurs...

1 commentaire:

  1. Lu sur Calembour le blog de Keven Girard :

    http://kevengirard.unblog.fr/tag/critique-revue-litteraire/

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