mardi 31 août 2010

"Celui qui voit poindre l'aboutissement de son projet"

Pour ceux que ça intéresserait, et là je pense plus particulièrement aux récents lauréats des concours organisés par les Nouveaux Auteurs, je poursuis le descriptif du processus de publication d'un second ouvrage chez ledit éditeur.
"Processus", un mien ami a ricané à l'emploi de ce mot. Son expression à lui était "chemin de croix".
Un calvaire ? 'Faut pas exagérer ! Quid des quatorze stations, alors ? Et quel serait alors le numéro de cette étape ?
Je l'ignore. En tout cas, on pourrait la nommer "Celui qui voit poindre l'aboutissement de son projet".
Les éditeurs et les auteurs ne prennent pas de vacances, c'est connu : ils préparent la rentrée littéraire de septembre.
Mais pour qu'il y ait rentrée, faut-il encore qu'il y ait livre. Et pour qu'il y ait un livre, il faut qu'il y ait un numéro ISBN.
ISBN, Késako ?
"L’ISBN est un numéro international normalisé permettant l’identification d’un livre dans une édition donnée. Selon le décret n° 81-1068, du 3 décembre 1981, pris pour l’application de la loi relative au prix du livre, ce numéro doit figurer sur tous les exemplaires d’une même œuvre dans une même édition." Ce n'est pas de moi, je vous rassure, c'est de l'AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre)
Sans ce numéro, pas de livre. C'est comme ça, il faut s'y faire ! A moins que vous ne vouliez dupliquer votre manuscrit par vos propres moyens et le vendre ensuite au porte-à-porte.
Août a donc été pour moi le temps de l'ISBN (et d'un soleil capricieux, il faut quand même le dire !)
L'ISBN de "Mortelles Attractions" est 978-2-8195-0048-3. Poétique, non ?
Peut-être pas, mais ça ouvre des portes ! La preuve : me voici officiellement invité à la 25ème édition de la fête du livre de Saint-Etienne ! Tous frais payés, train, hôtel, repas et Zahia ! Cool !
Date de parution prévisionnelle du chef d'œuvre : 24 septembre 2010.
Petit nuage à mon bonheur : des doutes subsistent encore sur une coédition avec Prisma Presse.
Hé ! Voilà un point qu'il est important ! Très !
Une coédition LNA-Prisma signifierait un tirage plus important et, peut-être, un peu de pub dans les journaux du groupe Prisma.
Sans ce partenariat, "Mortelles attractions" subira une sortie plus confidentielle et vous ne pourrez l'obtenir que sous le manteau, auprès de votre dealer habituel au bout de la rue sombre que vous savez, ou dans l'arrière boutique d'un vieux Chinois décati qui s'efforcera de vous refiler par la même occasion un Mogwaï aux yeux larmoyants (le vénérable ancêtre est devenu très vénal !)
Je croise donc les doigts pour que ça marche et regrette amèrement de ne pas avoir déployé mon grand numéro de charme lors de ma rencontre avec la charmante Muriel Picard, rédac-chef de Femme Actuelle !
Mon éditeur m'a dit qu'il s'en occupait (pas du numéro de charme ! De la coédition ! Suivez, bon sang !).
Il faut faire confiance à son éditeur. Il faut faire confiance à son éditeur. Il faut faire confiance à son éditeur. (Répétée trois fois avec une vive ferveur, cette incantation acquiert aussitôt un statut magique. C'est le vieux Chinois qui me l'a certifié)
Qui dit publication, dit aussi correction du manuscrit (tapuscrit pour les puristes). Là aussi, c'est en cours.
Je suis entré en contact avec Virginie Ripond. Très sympa et pleine d'humour. Surtout à mes dépends quand j'y pense... et curieusement sur de stupides positions de l'Académie Française au sujet de certains accords ! Non, je déconne : Virginie est une perle et le fait qu'elle a beaucoup aimé mes histoires noires et cruelles et qu'elle prend plaisir à les corriger n'est absolument pour rien dans cette appréciation. Promis, juré !
Je vous recommande d'ailleurs son site : http://www.le-mot-juste.net/ , car elle est aussi auteur, éditrice et écrivain public ! Respect !
Bon, j'ai été un peu long, il me semble.
Ça ressemble méchamment à un message de rentrée, non ?
Eh bien, justement, c'en est un !
Alors... bonne reprise à tous et bon courage aux auteurs en herbe !

PS : Un petit bonjour aux Crouzet's friends, bien silencieux ces temps-ci. Je pense à eux.

jeudi 19 août 2010

Rêveries au bord de la piscine.

C'est toujours l'été, alors ne comptez pas sur moi pour sortir de mon transat !
Derrière les verres fumés de mes Ray-Ban, je lève les yeux de mon livre ( "Pouvoir et Puissance" aux Editions Sombres Rets - http://sombres-rets.fr/ -) et observe le panorama alentour. L'eau de la piscine est si bleue que c'en est presque douloureux. Heureusement, de temps à autre, un long corps gracile s'élance du bord et, fendant l'air, s'y immerge dans une explosion d'argent. Des cris de joie et des rires fusent et couvrent un instant, mais un instant seulement, le chant des cigales.
Il fait chaud. Dans mon verre les glaçons tintinnabulent gaiement. La Caïpirinha est fraîche. Je porte le verre glacé à mon front. Dieu que c'est bon !
"Monsieur Crouzet ?" lance soudain une réceptionniste sanglée dans un uniforme beaucoup trop ajusté sous une telle chaleur.
Je lève une main fatiguée en la regardant naviguer jusqu'à moi entre les corps alanguis.
Sûr que cette petite serait mieux en maillot de bain. Ou même sans rien...
"Un message pour vous, monsieur Crouzet".
Elle me tend un plateau d'argent sur lequel repose une petite enveloppe.
Derrière mes lunettes, je lorgne sans vergogne le sillon luisant qui sépare sa poitrine bronzée et généreuse.
Bon sang, je suis en plein SAS, là ! je me dis à demi hébété.
"Merci !" je souffle en me saisissant du carré de papier.
Je songe à lui demander à quelle heure elle finit son service, mais déjà elle s'en va, chaloupant sur ses talons aiguilles et me raillant de son postérieur provocant.
Je soupire... Mon gars, t'es trop vieux pour ces conneries ! Reprend une gorgée de cocktail et arrête de rêver !
Je tourne l'enveloppe entre mes doigts. Juste mon nom dessus... Une écriture féminine toute en courbes harmonieuses et sensuelles.
Le message d'une admiratrice sans doute. Moi qui voulais passer incognito !
Regard circulaire sur les privilégiés qui squattent la piscine. Peut-être la coquine est-elle ici et m'observe-t-elle, impatiente, le coeur battant d'espoir...
Est-ce la brunette sur la droite ? La plantureuse blonde en face de moi sur l'autre rive ? Ou cette sublime beauté noire à ma gauche ?
Je pose mon verre et décachette l'enveloppe, le sourire aux lèvres.
Je tire le papier à lettre couleur parme. Ça s'annonce bien !
Et je lis :

Cher auteur,

Je vous prie de trouver, ci-après, le sommaire de l'anthologie Afrique(s) à paraître aux éditions Parchemins et Traverses en septembre 2010 :

Toumaï transfert, Don Lorenjy

Les crimes des aïeux, Réjane Durand
Au pied du fromager, Ebatbuok
La reine, Kaily Caine
Ebola, Eve oemor
Yurugu, Gabriel Féraud
Sous l'aile de l'ange, Yves-Daniel Crouzet
Singeries, Meddy Ligner
Issue de la glaise, Sophie Dabat
Mirages, Pierre Cuvelier
Dala et madame Scar, Perrine Le Querrec
M'bakiri, Fred Guichen
Toumaï tango, Don Lorenjy
Qui suis-je ? dit le klapoutcheewoc, Timothée Rey

Bonne continuation.

S

PS : La prochaine fois, merci d'utiliser le correcteur orthographique intégré à tout bon logiciel de traitement de texte, car votre nouvelle nous a vraiment donné beaucoup de travail !

Brusque retour à la réalité ! Je regarde autour de moi, hagard. Le ciel me semble soudain gris. L'eau de la piscine d'un vert douteux. On dirait qu'on y a versé du Canard-WC. Les cris des enfants m'écorchent les oreilles. Mais où sont passées les sublimes créatures de tout à l'heure ? Une mère de famille tartine son époux de crème solaire. Un vieillard, tout en rides, achève d'entretenir son mélanome. Une adolescente famélique joue les Lolita avec ses lunettes en forme de coeur. Hallucinations ?
J'attrape mon verre sur le sol crasseux. Une Caïpirinha ? Que nenni : une triste bière fadasse !Un instant, je m'étais cru dans la peau de Son Altesse Sérénissime le Prince Malko Linge.
Un instant, je m'étais cru dans un palace.
Mais je suis Yves-Daniel Crouzet... au Camping des Flots Bleus !
Oups ! A la votre !

mardi 27 juillet 2010

Et un de plus dans la Matrice !

Créer un compte Facebook ? C’est ma sœur qui la première m’en a parlé. Face à son enthousiasme, mon accueil initial a été des plus tièdes. J’ai déjà un blog et ne suis pas un fan des nouveautés technologiques. C’est tout juste si j’ai un téléphone portable alors les réseaux sociaux, vous comprenez…
Et puis, petit à petit, l’idée a fait son chemin.
Puisque j’avais su créer un blog, pourquoi ne pas m’essayer maintenant à cet incontournable outil de communication qu’est Facebook ? On ne peut rester indéfiniment en dehors de la Matrix, n’est-ce pas ? Plus de 500 millions de personnes s’y sont mises à travers le monde, dont de nombreuses célébrités, acteurs, chanteurs, groupes, écrivains, hommes politiques…, alors pourquoi pas moi ?
Aussi, timidement, avec une circonspection toute terrienne, j’ai commencé à me renseigner, à glaner ici et là des informations. Facebook ou Twitter, Page Fan ou Groupe ? C’est quoi la différence ? Et pour quoi faire au juste ?
Voilà la vraie question ? Pour quoi faire ?
Réponse : pour élargir mon lectorat, ne nous voilons pas la face ! Car l’objectif d’un écrivain est d’être lu et si c’est par le plus grand nombre, il ne va pas s’en plaindre ! Mais pas seulement ! Aussi pour mieux communiquer avec les lecteurs qui m’ont suivi jusqu’à présent.
En effet, je ne compte plus le nombre de personnes qui n’ont pas su laisser un post sur mon blog. Et puis, j’ai toujours trouvé dommage que les visiteurs ne puissent communiquer entre eux, échanger leurs impressions en direct et doivent attendre que je publie leurs messages : pas très interactif tout ça !
Je vais donc tenter l’expérience Facebook… Je ne vous promets pas qu’elle ne fera pas long feu, mais on avance en marchant, n’est ce pas ?
Comme lors de mes premiers pas sur mon blog, soyez tolérants et compréhensifs. Envoyez-moi vos conseils (dans un style simple, par pitié ! Vous avez affaire à un homme préhistorique ne l’oubliez pas !)
Ah, j’allais oublier ! L’objet de cette page ? Le même que pour mon blog : vous faire partager les espoirs, les doutes, les coups de gueule et les colères, les petits et grands bonheurs, les projets, les échecs et, je l’espère, les réussites d’un écrivain amateur ! Sans oublier des brèves sur des sujets aussi divers que les derniers livres lus, les concerts, les films à voir et à revoir, les expos et tout ce qui me passera par la tête !
Il ne vous reste plus maintenant qu'à choisir : pilule bleue ou pilule rouge ?

dimanche 25 juillet 2010

Le réveil (3ème édition)

Il y a des nouvelles qui font gentiment leur petit bonhomme de chemin. Ecrite en 2007 en Martinique un jour de blues, elle a d’abord été publiée au Québec dans Horrifique, le plus vieux fanzine canadien en activité, puis fin 2009 dans l’anthologie Ténèbres 2008.
Eh bien, voilà t’y pas que le fanzine Reflets d’Ombres la propose à son tour en ce beau mois de juillet au sommaire de son numéro 22, tandis que la revue Borderline me propose justement de l’inclure dans un prochain numéro !
Ceux qui ne l’aurait pas encore lu (ils sont inexcusables !) peuvent donc la lire en ligne, sans rien débourser, à l’adresse suivante : http://www.ombreflets.com/nouvelle-le-reveil-234.html
Bel été à tous !

lundi 5 juillet 2010

"Mortelles attractions" le retour

Je ne pouvais entamer de trêve estivale sans vous tenir informés des récentes évolutions concernant mon projet de recueil de nouvelles.
On en est à quel épisode déjà ? On ne les compte plus... Ce n'est plus un feuilleton, c'est une saga où la joie succède à la tristesse, où l'enthousiasme le dispute à l'effondrement et le rire aux larmes !
Je n'y croyais plus mais, là, les nouvelles sont bonnes ! Très bonnes !
Mon éditeur m'a donné le feu vert ! "Mortelles attractions" devrait sortir à la rentrée prochaine! Yes !
Certes, il ne bénéficiera pas d'un lancement et d'une mise en place aussi incroyables que "Les fantômes du Panassa", mais il sera édité !
Quelle joie et quel soulagement !
J'ai même reçu un premier projet de mise en forme : 300 pages de suspense et de meurtres.
Nous réfléchissons à la couverture...
Reste à signer le nouveau contrat...
Je vous tiens au courant... ASAP !

mercredi 30 juin 2010

Sous l'aile de l'ange

Lancé en mars 2006 (oui, vous avez bien lu : 2006 !) l'appel à texte de la huitième anthologie de récits imaginaires de Parchemins et Traverses (http://www.parcheminstraverses.com/) devrait bientôt trouver son aboutissement ultime, c'est à dire une belle publication papier !
Cette anthologie sur le thème "Afrique(s)" était présentée comme suit : "Tour à tour magique, envoûtante, rebelle et innovante, l'Afrique est pétrie d'une matière à rêves très particulière qui alimente nombre de phantasmes, idylliques ou sordides. Le temps d'un récit, devenez griot et racontez l'Afrique rêvée, ses contes, ses exploits, ses blessures, ses vérités cachées ou révélées, ses racines, ses ramifications ou ses possibles. Du Maghreb à la pointe du Cap, de l'Atlantique à l'Océan Indien, et pourquoi pas au-delà des mers, réinventez la magie et le mystère du continent qui a donné naissance aux Pyramides, au bois d'ébène, à Anansi et au vaudou. L'écho des tam-tams pourra résonner dans le Sahara, au sommet du Kilimandjaro, et même à Haïti, à la Nouvelle-Orléans, aux Antilles... dans tous les lieux où l'Afrique a émigré et imposé sa marque, dans le passé, le présent, et l'avenir."
Je ne pouvais, bien sûr, passer à côté d'une telle offre. J'ai donc plongé dans mes souvenirs africains pour en extirper un texte qui a été retenu pour publication.
Il s'appelle "Sous l'aile de l'ange".
Je viens de valider le BAT (bon-à-tirer).
Si tout va bien l'anthologie sortira en septembre prochain.

lundi 7 juin 2010

La balade de l'homme mort
















Projet de bédé : La balade de l'homme mort

En avant-première voici quelques dessins de Gilles Lemaire http://ozenne.blog.fr/ pour notre projet de roman graphique au titre hautement poétique de "La balade de l'homme mort" !
Le Pitch ? Un homme, ancien militaire, s'éveille dans un cercueil et constate qu'il est devenu un zombie. Se lançant à la recherche de ses assassins, il découvre qu'il a été victime d'une expérience scientifique destinée à faire de lui un super-soldat. Dans son enquête, il rencontrera d'innocentes victimes transformées en bêtes de laboratoire, affrontera une organisation secrète dépourvue de scrupules et réalisera que le temps est son pire ennemi puisque, comme tout bon cadavre, son corps se décompose petit à petit !
Non, non, ce n'est pas une bédé humoristique mais bel et bien une histoire noire et fantastique avec son lot de violence, de complots gouvernementaux, de manipulation et... un peu de sexe ! Un mélange de l'île du docteur Moreau, de la nuit des morts vivants et de roman noir !
Plusieurs dessins préparatoires ont été adressés à des éditeurs. On attend la réponse....

mardi 25 mai 2010

239ème jour

239ème jour...

J'ignore encore pourquoi je tiens ce journal de bord alors que tout semble désespéré ! C'est le calme blanc. Cette attente est interminable et désespérante. Songez-y : bientôt huit mois que je me suis échoué sur les hauts-fonds de l'édition et que j'attends une réponse de mon éditeur.
Je sais que mon manuscrit a été lu par le comité de lecture en janvier dernier et qu'il a été diversement apprécié, les notes s'étageant de 9,50/10 à 4/10 pour établir une moyenne à 6,95/10.
Parmi les lecteurs, il y a ceux qui ont adoré mes histoires noires et dérangeantes, ceux qui les exècrent et les autres, c'est à dire ceux qui ne s'attendaient pas à tomber sur des nouvelles ou sur du polar...
J'ai essayé de tenir compte des observations formulées et j'ai procédé à divers aménagements, coupes, corrections..., pour rendre mon manuscrit meilleur. C'était en février dernier. J'ai l'impression que c'était il y a des siècles.
Mon éditeur m'a d'abord dit "Ca devrait être bon. C'est publiable", avant d'adopter une position nettement plus circonspecte et d'envisager une nouvelle lecture du nouveau manuscrit par un nouveau comité de lecture.
Pourquoi pas ? Au cinéma on fait bien des projections-tests !
Quelque temps plus tard, sans nouvelles, je reprenais contact dans l'espoir de percer les mystérieux desseins des NA à mon égard.
L'argument mis en avant pour justifier cette non prise de décision fut d'abord la proximité du prix VSD, puis la sortie du livre primé, puis la tenue prochaine du prix Femme Actuelle et, bien sûr, cela va de soi, la sortie du roman du gagnant du GP FA.
Il me fallait donc guetter un creux...
Profitant d'une accalmie dans ce déferlement de prix, je décidai récemment de lancer une nouvelle bouteille à la mer, ou plutôt (c'est plus efficace) d'appeler derechef mon éditeur en chef.
L'échange fut cordial et plus franc qu'à l'accoutumée.
"Le lancement d'un second ouvrage est difficile et compliqué !", me fut-il expliqué. Des œuvres de bons niveaux, bénéficiant du soutien médiatique adéquat et de commentaires élogieux de la part de spécialistes, n'avaient pas eu le succès escompté. Il serait donc suicidaire de mettre en place 5000 exemplaires d'un bouquin qui ne se vendra qu'à 500 ! Et s'agissant d'un recueil de nouvelles, le pari est encore plus risqué !
Pour ceux qui en doutaient encore (mais ils viennent sans doute d'une autre planète), la réalité économique s'impose donc, aussi, dans le domaine littéraire.
"C'est là une logique que je comprends parfaitement", observai-je en proposant aussitôt une mise en place réduite et un travail de promotion forcené de ma part !
"Bien joué !" me direz-vous.
Pas si simple... car se pose à présent le problème du coût de fabrication d'un livre tiré à 500 pauvres exemplaires !
Une nouvelle fois la malédiction économique s'abattait sur moi !
Nous raccrochâmes de part et d'autre en bons termes. Moi heureux d'avoir eu une conversation franche et, désormais, davantage conscient des réalités du monde de l'édition et lui.... Eh bien, il faudrait lui demander.
Et quel est le sort réservé à mon recueil de nouvelles ? me direz-vous.
Je l’ai interrogé bien sûr et savez-vous ce qu'il m'a répondu ?
Je vais vous surprendre : "Tu seras fixé ASAP !" bien attendu !

mercredi 12 mai 2010

Couverture de ALIBIS 34 – printemps 2010 - avec ma nouvelle "Best Seller"


Best seller

"Best seller" ma nouvelle policière sort ce mois-ci au Canada dans le numéro de printemps de la revue Alibis http://www.revue-alibis.com/numero/2010/34.htm
Il s'agit d'un texte assez long. (54 000 signes). Pour les lecteurs, ce sera un avant-goût de mon recueil à venir (si un jour il sort !).
Ceux qui suivent mon blog connaissent déjà les péripéties qui ont précédé sa publication. Pascale Raud s'est démenée pour qu'elle figure au sommaire de ce numéro 34, je l'en remercie très chaleureusement.
Cette histoire a été écrite à l'automne 2008, peu après mon envoi des "Fantômes du Panassa" aux éditeurs. Je venais passer deux jours dans la belle ville de Nantes à l'occasion du festival international de la science-fiction des Utopiales. Il y avait là des auteurs consacrés tels que Philippe Curval, William Gibson, Laurent Genefort ou Pierre Bordage, d'autres moins connus, des stands de toutes sortes (manga, jeux de rôles, arts plastiques, BD, illustrations...) et un espace librairie où les auteurs dédicaçaient leurs livres. Je me souviens, c'était à l'étage.
Je suis monté en empruntant l'escalier roulant. En haut, j'ai observé les auteurs qui signaient, alignés en rang d'oignons. J'aurais bien voulu être à leur place. Ensuite, je me suis glissé jusqu'au stand des fanzines. Les malheureux avaient été mis à l'écart, dans un couloir chichement éclairé, comme des pestiférés (c'est du moins l'impression que j'ai eue !).
J'ai échangé deux ou trois mots avec eux avant de m'éloigner, un peu triste.
La cour des grands et celle des petits...
Accoudé à la rambarde du premier étage, j'ai observé la foule en contrebas. Au centre du hall, se tenait une conférence. Deux auteurs parlaient de leurs oeuvres, de leur travail, de leurs habitudes d'écrivain. Un petit public d'amateurs les écoutait religieusement. C'est à ce moment-là que l'idée de la nouvelle m'est venue, - une certaine forme de jalousie n'étant d'ailleurs pas étrangère à mon inspiration -, et que je me suis demandé ce que ferait un auteur frustré devant un tel parterre d'auteurs et d'éditeurs.
La graine était plantée. De retour à Paris, je n'ai eu aucun mal à coucher sur le papier mon histoire, inspirée de mon séjour à Nantes.
Avec cet éclairage, la psychanalyse du texte est facile à faire, je crois. Je ne m'y risquerai cependant pas.
Quelques semaines plus tard, je recevais un coup de fil des Nouveaux Auteurs...

Collectif Plumes Noires

Retrouvez deux des gagnants du prix Femme Actuelle 2010 sur le collectif Plumes Noires à l'adresse suivante http://plumesnoires.xooit.fr/index.php et communiquez avec eux !